Mots à but non lucratif

Garde ça à l’esprit petit
le temps est précieux
comme une mélodie sinistre
elle nous rappelle le vent
et déjà aux lueurs de l’aurore
tu te pends.
On se laissera pas crever
par la faim et l’ennui.
On ne se laissera pas défigurer
par le temps,
on choisit jusqu’à temps
qu’on en soit à supplier.
Je n’ai jamais cru qu’on vieillirait
ça ne se voit pas dans le corps
mais le coeur est abîmé
et tu vois maintenant
il faut prendre la décision qui
fera du lendemain la nuit
ou le jour.

Et ce sera le silence mon dernier mot
craché au fond de ta gorge
souvenir un profond précipice.
De t’avoir aimé puis oublié
Fille, femme et vieille enfin
on a pas vu le temps te passer
sur le corps
mais on n’oubliera rien de ton talent
ô la muse,
viens là quelques instants
dans nos vies sans pareil
transmettre ton humeur, un peu de mort
à la platitude de nos latitudes.

*

Ouvrons le bal
Dehors les jupons
Le préfet tire une balle
Au ciel furibond.

Le paradis à l’essence
s’identifie
volatile évanescence
de l’esprit.

Là va dans ton coeur sordide
puiser le fond de ta pensée
Perds tes repères
Sors de ton amphore.

Les vins sont poisons
en bouche délicat
le baiser et le goût de tes lèvres
je m’y suis accroché.

Rupture de charisme
Les maux s’enchaînent
brutalement l’aphorisme
bouillonne dans mes veines.

Qu’est ce que le poisson
sans l’Aude à l’aube fraîche
le cercueil sans le blason
le cruchon sans la fleur de pêche.

Force de vie
la marche nocturne
au son des mots de Sybille
l’ombre taciturne dérive.