{"id":164,"date":"2004-09-30T10:44:19","date_gmt":"2004-09-30T09:44:19","guid":{"rendered":"http:\/\/sainthuitre.free.fr\/wordpress\/?p=164"},"modified":"2024-03-30T15:21:38","modified_gmt":"2024-03-30T14:21:38","slug":"la-vie-la-mort-la-destruction-30092004","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/2004\/09\/30\/la-vie-la-mort-la-destruction-30092004\/","title":{"rendered":"La Vie, la Mort, la Destruction 30092004"},"content":{"rendered":"<p>On court, mais o\u00f9 va t-on (papa) ?<br \/>\nOn s&rsquo;arrache \u00e0 une plan\u00e8te qu&rsquo;on ne cesse de ne pas comprendre<br \/>\nEt toujours on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 \u00e7a, \u00e0 tout<br \/>\nEt on en cr\u00e8ve doucement, et on voit rien venir.<\/p>\n<p>Pas grand chose \u00e0 redire \u00e0 la belle humanit\u00e9.<br \/>\nTout le monde joue bien son r\u00f4le,<br \/>\nle silence est de rigueur<br \/>\ntout ne va pas si mal.<br \/>\nFinalement si on arr\u00eate un peu<br \/>\nde vouloir le bien de tous<br \/>\nsi on trouve juste son petit id\u00e9al personnel<br \/>\ny&rsquo;a quelque chose de doux et de compulsif<br \/>\nqui se d\u00e9gage.<\/p>\n<p>Le bien-\u00eatre, la recherche d&rsquo;un mor\u00e7eau de sourire vrai<br \/>\ndans un grand puzzle \u00e9miett\u00e9, on cherche longtemps<br \/>\non construit son tableau<br \/>\nimage par image.<br \/>\nAutour de soi, on pose les r\u00e8gles, on souffre un peu<br \/>\ndes autres pour leur bien \u00e0 eux aussi, leur bien<br \/>\npersonnel et inaccessible.<br \/>\nAlors le bonheur \u00e7a ne se partage pas.<br \/>\n\u00e7a se d\u00e9montre, \u00e7a s&rsquo;exprime, \u00e7a irrite<br \/>\net on jalouse ceux qui le vomissent \u00e0 grands renforts<br \/>\nde g\u00e9missements rassurants.<\/p>\n<p>Ici, la Vie. Parfois un souffle d&rsquo;air frais<br \/>\nfait fr\u00e9mir la peau<br \/>\nparfois un baiser, une embrassade fougueuse, une \u00e9treinte.<br \/>\nParfois la Vie est Amour, parfois la Vie est d\u00e9pass\u00e9e.<br \/>\nIci la Vie.<br \/>\nLe sang coule sur ma peau,<br \/>\ntombe de ma narine gauche dans un flux cardiaque.<br \/>\nLe long de mes entailles aux jambes, aux bras, au ventre<br \/>\nle sang coule sur la peau dans un flux silencieux et calme.<br \/>\nLentement coagule, s\u00e8che, se d\u00e9tache au premier frottement.<br \/>\nIci la Vie est douce comme un hurlement de douleur.<br \/>\n\u00ab\u00a0Parcequ&rsquo;au moins dans la douleur on oublie pas l&rsquo;autre\u00a0\u00bb<br \/>\nOublie moi.<br \/>\nje suis mort \u00e0 ma fa\u00e7on donc.<\/p>\n<p>Ici la Mort jonche les draps, le miroir, les murs,<br \/>\nles assiettes sales, les animaux en cage, les l\u00e9gumes<br \/>\npourrisent, la t\u00e9l\u00e9vision, le monde vu de la t\u00e9l\u00e9vision.<br \/>\nLa mort entre en chaque partie de mon raisonnement,<br \/>\nje me dis que mort parmi les hommes, la ie doit \u00eatre<br \/>\ntellement plus belle<br \/>\nn&rsquo;est-ce pas ?<br \/>\nIci la Mort, je vous observe derri\u00e8re une glace pare-balle<br \/>\nun fusil \u00e0 la main, de l&rsquo;incomprehension dans le reflet<br \/>\nde l&rsquo;incomprehension dans l&rsquo;ombre, de l&rsquo;incomprehension<br \/>\ndans les mains rougies par les coups port\u00e9s aux murs capitonn\u00e9s<br \/>\nde ma cellule.<br \/>\nIci la mort, j&rsquo;attends ceux qui abandonnent, ceux qui souffrent<br \/>\nun peu ceux qui souffrent trop. Ici la Mort, je vends<br \/>\nmon sexe, je vends ma philosophie, je vends mon intellect d\u00e9faillant<br \/>\nmon unique v\u00e9ritable talent.<\/p>\n<p>La destruction est en marche de toutes parts. Ici on vit, ici on meurt,<br \/>\nchacun y voit ce qu&rsquo;il veut. Ceux qui assument vivent<br \/>\net jouent le jeu. Ceux qui pleurent, ceux qui reculent,<br \/>\nmeurent, ils ne jouent pas, parcequ&rsquo;ils ont peur de l&rsquo;avenir<br \/>\nou parcequ&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 sinc\u00e8res avec eux-m\u00eames<br \/>\nalors les autres&#8230;<br \/>\navec les autres, ceux qui pleurent et ceux qui regrettent<br \/>\nne savent rien,<br \/>\nne comprennent rien,<br \/>\nrien de plus que ceux qu&rsquo;ils ont envie de voir<br \/>\nrien de plus que ceux-l\u00e0,<br \/>\nde ce qu&rsquo;ils acceptent d&rsquo;endurer, ou non.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, jour sans date,<br \/>\nrenouvelable \u00e0 souhait,<br \/>\nj&rsquo;ai percut\u00e9 une balle dans la gachette.<br \/>\nTir\u00e9 le dernier coup sans toucher un autre<br \/>\nsans me toucher moi.<br \/>\nD&rsquo;ailleurs je ne me touche plus depuis quelques temps.<br \/>\nLe dernier drame affectif fut-il futile ?<br \/>\nLa Vie me pousse \u00e0 marcher droit sans me retourner,<br \/>\nla Mort me fait relever la t\u00eate,<br \/>\nla destruction me fait saigner et sourire, et trembler.<\/p>\n<p>Et sur le chemin, je sais exactement o\u00f9 je vais<br \/>\nmais je ne sais pas exactement comment.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On court, mais o\u00f9 va t-on (papa) ? On s&rsquo;arrache \u00e0 une plan\u00e8te qu&rsquo;on ne cesse de ne pas comprendre Et toujours on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 \u00e7a, \u00e0 tout Et on en cr\u00e8ve doucement, et on voit rien venir. Pas grand chose \u00e0 redire \u00e0 la belle humanit\u00e9. 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