{"id":2368,"date":"2015-06-28T12:46:29","date_gmt":"2015-06-28T10:46:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sainthuitre.net\/wordpress\/?p=2368"},"modified":"2017-01-14T15:24:28","modified_gmt":"2017-01-14T14:24:28","slug":"howl-allen-ginsberg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/2015\/06\/28\/howl-allen-ginsberg\/","title":{"rendered":"Howl &#8211; Allen Ginsberg"},"content":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai d\u00e9couvert la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle par le biais de Bukowski, comme je l&rsquo;avais expliqu\u00e9 dans un pr\u00e9c\u00e9dent article, durant mes premi\u00e8res ann\u00e9es universitaires. Apr\u00e8s avoir effleur\u00e9 la po\u00e9sie fran\u00e7aise d&rsquo;entre deux guerres, la lecture de <em>Junky<\/em> de William S. Burroughs et plus tard du <em>Vagabond solitaire<\/em> de Jack Kerouac (offert \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par mon grand ami et r\u00e9cemment papa Pierre &#8211; beaucoup de bonheur \u00e0 vous trois !) je me suis litt\u00e9ralement laiss\u00e9 submerger par la Beat Generation. Cette tribu de po\u00e8tes et d&rsquo;\u00e9crivains errants, r\u00e9volt\u00e9s et amoureux faisait sens dans une p\u00e9riode de ma vie o\u00f9 je cherchais ma propre voie.<\/p>\n<p>Depuis lors, j&rsquo;ai cultiv\u00e9 cet int\u00e9r\u00eat pour la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine mais comme \u00e0 mon habitude, j&rsquo;ai approfondi mes connaissances sur les quelques auteurs que j&rsquo;avais d\u00e9couvert et imm\u00e9diatement appr\u00e9ci\u00e9 en laissant de c\u00f4t\u00e9 la myriade d&rsquo;autres talents gravitant autour des auteurs les plus connus (et grand public ?).<\/p>\n<p>Sans doute est-ce parce que j&rsquo;ai plus de temps \u00e0 accorder \u00e0 la lecture et parce que je suis entour\u00e9 d&rsquo;auteurs, ici \u00e0 PAF, j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;aller chercher chez Oncle Buk&rsquo; une des fameuses listes de ses contemporains qu&rsquo;il adorait et auxquels il faisait r\u00e9f\u00e9rence notamment dans <em>Souvenirs d&rsquo;un pas-grand-chose<\/em>. Ainsi hier ai-je eu le plaisir de recevoir par colis postal quelques chefs d&rsquo;oeuvres tels que le l\u00e9gendaire <em>Howl<\/em> de Allen Ginsberg.<\/p>\n<p>Si je connaissais n\u00e9cessairement Allen Ginsberg en tant que mentor et pierre angulaire de la Beat Generation de par ce qu&rsquo;il a fait pour sortir les uns de la drogue et pour mettre en lumi\u00e8re la qualit\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture des autres, je n&rsquo;avais jusqu&rsquo;alors curieusement jamais port\u00e9 mon attention sur sa po\u00e9sie \u00e0 lui (la honte). <em>Howl<\/em> est un po\u00e8me brillant, lumineux, jouissif et d\u00e9complex\u00e9. D\u00e9di\u00e9 \u00e0 son ami Carl Solomon &#8211; encore un que je vais devoir apprendre \u00e0 conna\u00eetre, il a travaill\u00e9 avec et d&rsquo;apr\u00e8s Antonin Artaud, la boucle est boucl\u00e9e !!! &#8211; ce po\u00e8me compos\u00e9 en trois parties donne les clefs d&rsquo;une \u00e9criture libre (automatique ?), surr\u00e9aliste d&rsquo;une certaine mani\u00e8re mais c&rsquo;est aussi un texte qui marque le bouleversement d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;artistes r\u00e9agissant avec incr\u00e9dulit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;absurdit\u00e9 de leur \u00e9poque noire et sanglante.<\/p>\n<p>Depuis hier donc, je me prom\u00e8ne avec mon <em>Howl<\/em> dans la main et je d\u00e9chiffre plus que je le lis vraiment l&rsquo;auteur dans sa langue natale. C&rsquo;est assez difficile, mais je reste persuad\u00e9 que la qualit\u00e9 du rythme dans son \u00e9criture, toute la puissance qu&rsquo;il d\u00e9veloppe, ne peut \u00eatre r\u00e9ellement appr\u00e9ci\u00e9e qu&rsquo;au moyen de ce petit effort. Si bien que d\u00e9sormais je comprends lorsque Lukas m&rsquo;interpelle d&rsquo;un \u00ab\u00a0I&rsquo;m with you in Rockland&rsquo;s\u00a0\u00bb &#8211; troisi\u00e8me partie \u00e9pique de <em>Howl <\/em>dans laquelle Ginsberg hurle (to howl) son affection ind\u00e9fectible pour Solomon.<\/p>\n<p>Il serait sans doute plus simple que je vous poste ici une vid\u00e9o d&rsquo;une lecture de Howl par Ginsberg himself :<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/FihYsCy9x8A?list=PLFDA411FB516E632B\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Je pense continuer cette s\u00e9rie d&rsquo;articles sur les auteurs que j&rsquo;appr\u00e9cie, \u00e0 la fois parce que c&rsquo;est un exercice d&rsquo;\u00e9criture, mais aussi pour faire l&rsquo;\u00e9tat de la progression de mes recherches. N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 intervenir si je dis des \u00e9normit\u00e9s ou si vous avez des conseils \u00e0 me donner !<\/p>\n<p>Maintenant que vous en savez un peu plus sur mes activit\u00e9s litt\u00e9raires dominicales, il me reste \u00e0 vous souhaiter un excellent dimanche au soleil.<\/p>\n<p>A bient\u00f4t !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai d\u00e9couvert la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle par le biais de Bukowski, comme je l&rsquo;avais expliqu\u00e9 dans un pr\u00e9c\u00e9dent article, durant mes premi\u00e8res ann\u00e9es universitaires. Apr\u00e8s avoir effleur\u00e9 la po\u00e9sie fran\u00e7aise d&rsquo;entre deux guerres, la lecture de Junky de William S. 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