{"id":2936,"date":"2016-07-24T09:59:44","date_gmt":"2016-07-24T08:59:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/?p=2936"},"modified":"2024-03-30T15:18:28","modified_gmt":"2024-03-30T14:18:28","slug":"la-vie-de-regis-saison-2-episode-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/2016\/07\/24\/la-vie-de-regis-saison-2-episode-8\/","title":{"rendered":"La vie de R\u00e9gis &#8211; Saison 2, \u00e9pisode 8"},"content":{"rendered":"<p><em>L\u2019absurdit\u00e9 de la situation, convenons-en, tient au fait du motif qui intime nos quatre personnages de pers\u00e9cuter l\u2019ineffable Narrateur. Ce dernier, il est important de le rappeler, n\u2019est entendu pr\u00e9tendument que par le h\u00e9ros, R\u00e9gis, et semble-t-il \u00e9galement par son fid\u00e8le ami cuisinier Franz, \u00e0 moins que la fr\u00e9quentation excessive de son camarade l\u2019ait convaincu du bienfond\u00e9 de ses all\u00e9gations. Si au gr\u00e9 de ses p\u00e9rip\u00e9ties R\u00e9gis nous a donn\u00e9 \u00e0 voir un panel vari\u00e9 de comp\u00e9tences et de dons paranormaux, on notera que Franz quant \u00e0 lui \u00e9tait jusqu\u2019alors quelqu\u2019un de relativement sain d\u2019esprit, tenant des propos emplis de sagesse. Totof, quant \u00e0 lui, semble s\u2019amuser de la situation. Peut-\u00eatre a-t-il trouv\u00e9 en la pr\u00e9sence des deux comp\u00e8res un rem\u00e8de \u00e0 la morosit\u00e9 de son existence loin de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019il a rejet\u00e9. Que dire enfin de l\u2019\u00e9nigmatique Katharina\u00a0? Sa figure spectrale et infond\u00e9e ne manque pas d\u2019attiser les soup\u00e7ons, questionnant son arriv\u00e9e soudaine au c\u0153ur de la trame de l\u2019histoire sans que rien ne semble pourtant l\u2019y attacher sinon qu\u2019elle pr\u00e9figure la seule entit\u00e9 f\u00e9minine depuis le d\u00e9part brutal d\u2019Emelyne. \u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>C\u2019est \u00e0 la fois le r\u00eave du manoir et la destruction irr\u00e9m\u00e9diable d\u2019Emelyne qui a provoqu\u00e9 le bouleversement de la situation de R\u00e9gis, prenant alors conscience de l\u2019existence du Narrateur de sa vie. D\u00e9stabilis\u00e9, mais \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame, il appara\u00eet d\u00e9sormais conqu\u00e9rant, pr\u00eat \u00e0 en d\u00e9coudre avec celui qu\u2019il estime coupable des incoh\u00e9rences troublantes de ces derniers \u00e9pisodes. <\/em><\/p>\n<p><em>Et pourtant, des histoires s\u2019\u00e9crivent et se racontent incessamment, il y a autant de r\u00e9cits que de narrateurs, des hordes de h\u00e9ros, des colonnes de personnages secondaires foulant ensemble des kilom\u00e8tres et des kilom\u00e8tres de paysages vari\u00e9s, le temps et l\u2019espace ne sont limit\u00e9s que par la promiscuit\u00e9 de la relation de l\u2019auteur \u00e0 son texte. Les relations qui se nouent et se d\u00e9litent, la tension dramatique et m\u00eame l\u2019humour parmi les innombrables possibilit\u00e9s offertes par la litt\u00e9rature ne sont conditionn\u00e9s que par le bon vouloir et la versatile cr\u00e9ativit\u00e9 de ceux qui un jour d\u00e9cident d\u2019\u00e9crire.<\/em><\/p>\n<p><em>De l\u2019auteur, parlons-en. Qu\u2019a-t-il donc dans la t\u00eate, pourquoi nous laisse-t-il nous d\u00e9brouiller entre nous\u00a0? Est-il en cong\u00e9s sur une plage du Pas-de-Calais\u00a0? Et si tel est le cas, pleut-il autant que ce qu\u2019on en dit g\u00e9n\u00e9ralement\u00a0? Un narrateur sans son auteur n\u2019a pas son mot \u00e0 dire, il est tenu au silence dans l\u2019antichambre de sa page blanche. Imaginez-vous seulement la frustration que cela engendre quand le fil d\u2019une narration est entrecoup\u00e9 d\u2019h\u00e9sitations, progressant par soubresauts avant de s\u2019arr\u00eater soudainement au beau milieu de nulle part\u00a0comme une voiture sur l\u2019autoroute en panne d\u2019essence. <\/em><\/p>\n<p><em>Combien de temps cela fait depuis que je suis coinc\u00e9 dans ce feuilleton\u00a0? A n\u2019attendre qu\u2019un signe de l\u2019auteur, m\u00eame une virgule, quelque chose qui me redonne, \u00e0 moi Narrateur, un sens et une l\u00e9gitimit\u00e9. Vous comprenez, ce n\u2019\u00e9tait plus tenable. Je devais reprendre les choses en main et faire preuve d\u2019imagination \u00e0 mon tour. Devenir l\u2019auteur, ordonnancer les \u00e9v\u00e8nements, manigancer les coups de th\u00e9\u00e2tre et toucher au but\u00a0: mettre un point final \u00e0 cette histoire d\u00e9bile.<\/em><\/p>\n<p><em>Bien s\u00fbr, il y a eu quelques rat\u00e9s. Les rouages \u00e9taient mal engonc\u00e9s, et puis surtout les personnages\u2026 mais qu\u2019est-ce que l\u2019auteur avait \u00e0 l\u2019esprit en mettant en sc\u00e8ne ces aberrations impr\u00e9visibles\u00a0? Regardez-les, ils se dandinent autour du manoir en esp\u00e9rant trouver un moyen d\u2019entrer. Evidemment que j\u2019ai ferm\u00e9 \u00e0 clef et que je me suis barricad\u00e9. Je vois et j\u2019entends tout, mais m\u00eame cela les d\u00e9passe. Je suis omniscient, j\u2019ai voulu leur expliquer. Ils n\u2019ont qu\u2019\u00e0 suivre le script de l\u2019existence que je leur dicte. Qui a-t-il de mal \u00e0 cela\u00a0? <\/em><\/p>\n<p><em>Ah, les voil\u00e0 maintenant de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du manoir, pr\u00e8s de ce qui fut un jour un magnifique jardin \u00e0 la fran\u00e7aise. Ils longent les d\u00e9pendances sur la face ouest, ils entrent dans la grange. Sans grande surprise, ils en ressortent d\u00e9\u00e7us. Ce n\u2019est qu\u2019une grange, oui, effectivement. Et ce bouquet de fleur lumineux que tient R\u00e9gis pour \u00e9clairer alentours, c\u2019est tout \u00e0 fait idiot. Les fleurs ne font pas de lumi\u00e8re\u2026 comment Katharina a-t-elle r\u00e9alis\u00e9 ce tour de force. Cette histoire est la mienne. Je suis celui qui d\u00e9crit ce qui va se passer, qui donne les indices, et c\u2019est moi, moi seul qui autorise tout ce qui se passe ici\u00a0! Et je n\u2019ai pas autoris\u00e9 ce bouquet de fleurs des champs luminescent\u00a0! <\/em><\/p>\n<p><em>Katharina \u00e9tait mon id\u00e9e. Elle avait bien plus de charme que l\u2019ectoplasme dont s\u2019\u00e9tait amourach\u00e9 R\u00e9gis. Katharina, c\u2019est la joie de vivre, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la fragilit\u00e9 aussi. En un mot, elle est vivante. On a envie de l\u2019aimer. Oui, j\u2019ai supprim\u00e9 Emelyne, mais c\u2019\u00e9tait uniquement pour apporter une qualit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 cette pseudo com\u00e9die dramatique. <\/em><\/p>\n<p><em>J\u2019entends des pas dans le couloir de l\u2019aile ouest. Comment ont-ils r\u00e9ussi \u00e0 rentrer\u00a0? Un passage secret\u00a0? Impossible, j\u2019ai con\u00e7u moi-m\u00eame ce manoir, il n\u2019y a aucun passage secret, aucun acc\u00e8s. D\u2019ailleurs il y a de cela deux phrases, l\u2019aile ouest n\u2019existait pas. Elle n\u2019\u00e9tait pas \u00e9crite. <\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Concentre-toi R\u00e9gis. Tu vas y arriver.\u00a0\u00bb Katharina pose sa main sur mon \u00e9paule presque en riant de la situation. Si j\u2019ai tout bien compris, mais j\u2019aurai besoin d\u2019un petit r\u00e9capitulatif en fin de seconde p\u00e9riode, l\u2019endroit o\u00f9 je me trouve n\u2019existe que si je l\u2019accepte, d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 c\u2019est costaud, et si je l\u2019accepte alors je peux interagir avec et euh\u2026 le transformer. Mettons que Franz fasse une salade d\u00e9gueulasse aux fruits et l\u00e9gumes vari\u00e9s arros\u00e9e de graines et d\u2019huile de noix. C\u2019est une tr\u00e8s mauvaise id\u00e9e, ce genre de truc ne devrait pas exister. Sauf que\u00a0: c\u2019est mon pote, je ne peux pas lui dire de but en blanc que \u00e7a manque de mayonnaise et de frites. Alors d\u00e8s qu\u2019il a le dos tourn\u00e9, j\u2019y ajoute deux ou trois saucisses de Morteau bien juteuses, j\u2019enl\u00e8ve tout ce qui est vert et je saupoudre de gras. Et s\u2019il ne s\u2019en rend pas compte, il finit par croire que c\u2019est son invention. C\u2019est clair\u00a0? Non. Bah voil\u00e0.<\/p>\n<p>Tout ce que je sais, c\u2019est que tout \u00e0 l\u2019heure Katharina m\u2019a expliqu\u00e9 deux ou trois astuces \u00e0 l\u2019oreille concernant la r\u00e9alit\u00e9 et la v\u00e9rit\u00e9. Bien s\u00fbr, c\u2019\u00e9tait pas le moment, j\u2019essayais de ramasser mon \u00e9paule apr\u00e8s avoir tent\u00e9 d\u2019enfoncer \u00e0 peu pr\u00e8s tout ce qui ressemble \u00e0 une porte, et puis elle m\u2019a demand\u00e9 si je voyais le passage secret dans un mur, j\u2019ai dit oui comme j\u2019aurais pu dire autre chose et vlan, le mur s\u2019est ouvert d\u2019un coup. Apr\u00e8s, qu\u2019on accepte ou pas, tout ce que je vois c\u2019est qu\u2019on est \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur maintenant, dans une sorte de couloir aux murs gris et poussi\u00e9reux couverts de graffitis, le sol est constitu\u00e9 de carrelages en damier blanc et noir collant, \u00e7a pue l\u2019urine de chat et si je n\u2019avais pas mon bouquet de fleurs radioactif on y verrait rien parce que quelqu\u2019un s\u2019est donn\u00e9 du mal \u00e0 calfeutrer tout ce qui ressemble \u00e0 une ouverture avec des planches en bois et du mobilier vermoulu.<\/p>\n<p>Et quand je dis vermoulu, je ne parle pas du caf\u00e9.<\/p>\n<p><em>Je les entends. Ils traversent le hall d\u2019entr\u00e9e, les rats affam\u00e9s que j\u2019y avais dispos\u00e9 ont fui, ces l\u00e2ches. Mes chauves-souris dorment encore. Une chouette ulule, le plancher du premier \u00e9tage craque du grattement fr\u00e9n\u00e9tique d\u2019un loir. Si au moins j\u2019avais encore quelques-uns des zombis du r\u00eave de ces derniers jours, je pourrais les chasser plut\u00f4t que d\u2019essayer vainement de leur faire peur. Emelyne me les a r\u00e9duit en bouillie. <\/em><\/p>\n<p><em>Ils sont l\u00e0, \u00e0 quelques m\u00e8tres du salon bleu o\u00f9 j\u2019ai install\u00e9 mon bureau. Ils m\u2019ont trouv\u00e9 facilement, \u00e0 l\u2019instinct. Il est vrai que nous sommes intrins\u00e8quement li\u00e9s. Naturellement, entre cr\u00e9ations d\u2019un m\u00eame auteur, nous ne pouvons pas faire les uns sans les autres. Cependant les fronti\u00e8res sont brouill\u00e9es, les r\u00f4les s\u2019inversent, s\u2019\u00e9changent et s\u2019inventent. Je ne suis plus en s\u00e9curit\u00e9 ici. Il est temps de partir.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bureau du Narrateur\u00a0\u00bb, c\u2019est \u00e9crit sur la porte. Le type, il \u00e9crit sur une porte d\u2019un b\u00e2timent perdu au milieu de nulle part que son bureau, c\u2019est l\u00e0. Tu crois qu\u2019il a une bo\u00eete postale aussi\u00a0? Genre, les gens lui \u00e9crivent\u00a0: oui, on voudrait bien que tu te m\u00eales un peu plus de ce qui te regarde pas. Pourrais-tu passer \u00e0 la maison, tiens \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ro, j\u2019ai pr\u00e9par\u00e9 un pain surprise. S\u00e9rieusement, j\u2019admets avoir quelques neurones de moins que la normale, mais \u00e7a ne me viendrait pas \u00e0 l\u2019id\u00e9e de m\u2019installer dans un taudis pareil pour exercer mon activit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tu dors sous un \u00e9vier\u00a0\u00bb, me lance Katharina. Bah oui, c\u2019est bien ce que je dis.<\/p>\n<p>Cette fois, je prends de l\u2019\u00e9lan, et Franz accompagne ma course en me projetant contre la porte. CRAC\u00a0! Victoire, au prix de deux cotes flottantes et de la phalange du mon auriculaire droit, la porte a c\u00e9d\u00e9 sous mon poids.<\/p>\n<p>Nous entrons avec Katharina et Franz dans ce qui semble \u00eatre un bureau de poste \u00e0 l\u2019ancienne. Ou peut-\u00eatre une banque, ou le bureau du proviseur d\u2019un coll\u00e8ge priv\u00e9 dans la Marne en 1890. Tout y est propre, la moquette a \u00e9t\u00e9 shampouin\u00e9e r\u00e9cemment et les fen\u00eatres aux carreaux impeccables et aux tentures de velours diffusent une lumi\u00e8re agr\u00e9able. <em>\u00a0<\/em>Sur le c\u00f4t\u00e9 droit, une grande table carr\u00e9e recouverte de piles de papier, quatre chaises autour et une grande biblioth\u00e8que rang\u00e9e. A gauche, deux canap\u00e9s de cuir, une table basse finement cisel\u00e9e et marquet\u00e9e, des bibelots et des babioles, un cendrier et son cigare fumant, un conduit de chemin\u00e9e habill\u00e9 d\u2019un tablier de marbre vert de Turin surmont\u00e9 d\u2019un miroir ancien au liser\u00e9 d\u2019or, une console sur laquelle reposent des bouteilles de liqueur et des carafes de cristal. Franz et Katharina se tiennent par l\u2019un l\u2019autre par le bras et m\u2019observe incr\u00e9dules et effar\u00e9s.<\/p>\n<p>Le narrateur n\u2019est plus ici. J\u2019ajuste mon veston, sortant ma montre \u00e0 gousset d\u2019argent de sa poche, quelque chose me dit que nous n\u2019aurions pas d\u00fb venir ici\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019absurdit\u00e9 de la situation, convenons-en, tient au fait du motif qui intime nos quatre personnages de pers\u00e9cuter l\u2019ineffable Narrateur. Ce dernier, il est important de le rappeler, n\u2019est entendu pr\u00e9tendument que par le h\u00e9ros, R\u00e9gis, et semble-t-il \u00e9galement par son fid\u00e8le ami cuisinier Franz, \u00e0 moins que la fr\u00e9quentation excessive de son camarade l\u2019ait convaincu [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"footnotes":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false},"version":2}},"categories":[1],"tags":[191,202],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7FZF0-Lm","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2936"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2936"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2936\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2937,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2936\/revisions\/2937"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2936"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2936"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2936"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}