{"id":563,"date":"2003-08-29T19:00:22","date_gmt":"2003-08-29T17:00:22","guid":{"rendered":"http:\/\/sainthuitre.free.fr\/wordpress\/?p=563"},"modified":"2024-03-30T15:22:19","modified_gmt":"2024-03-30T14:22:19","slug":"29082003-confrontation-fantomatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sainthuitre.net\/blog\/2003\/08\/29\/29082003-confrontation-fantomatique\/","title":{"rendered":"Confrontation fantomatique"},"content":{"rendered":"<p>Sc\u00e8ne :<br \/>\nDerri\u00e8re un rideau de velours rouge, une chaise en bois ann\u00e9es 30, le dossier et l&rsquo;assise sont rehauss\u00e9 d&rsquo;un cuir noir tendu \u00e0 tout rompre, l&rsquo;odeur qui s&rsquo;en d\u00e9gage est \u00e2pre. Sur la chaise elle-m\u00eame, une femme nue, cheveux masquant habillement le visage et les seins, corps immobile, froid et diaphane.<br \/>\nEn face de cette cette personne assise, un homme comme fig\u00e9 par l&rsquo;\u00e2ge et le temps, dans la position de l&rsquo;exasp\u00e9ration, hurlant \u00e0 la mort, aphone, br\u00fblant du feu de la col\u00e8re.<\/p>\n<p>Dialogue :<br \/>\nL&rsquo;homme se tient sur la pointe des pieds, pench\u00e9 \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame en avant, costume de ville ann\u00e9es 30. La bouche mime le hurlement, mais les l\u00e8vres ne bougent pas pourtant :<br \/>\n-N&rsquo;as tu donc rien \u00e0 me dire ? Es-tu silence pour la fin de tes jours, de tes nuits sans sommeil. Muraille sans vie pourrai-je t&rsquo;instruire l&rsquo;\u00e9moi autrement que par la force ?<br \/>\n-(silence)<br \/>\n-Tu es le mirage de toi-m\u00eame, vie sombre et palpitante, tu es blanche comme le lin, toile vierge, mena\u00e7ante. Me r\u00e9pondras-tu enfin quand je serai mort de t&rsquo;avoir v\u00e9n\u00e9r\u00e9 ?<br \/>\n-(silence, larme tombant mollement au sol, corps inflexible)<br \/>\n-Je meurs si ce n&rsquo;est pas du plaisir que tu ressens \u00e0 me d\u00e9truire, le silence est ton arme, maintenant tu m&rsquo;assassines<br \/>\net tu en pleures \u00e0 peine.<br \/>\n-(silence)<br \/>\n-Qu&rsquo;en est-il du parapet insomniaque qui sculptait nos vies, n&rsquo;\u00e9tions nous pas heureux de vivre sagement, attendant la mort, sourire aux l\u00e8vres, bravant m\u00eame les petits plaisirs par l&rsquo;abstinence ?<br \/>\n-Silence.<br \/>\n-Tu parles enfin ? tu nommes ton arme, tu nommes ton d\u00e9sir. Tu te complais dans la na\u00efvet\u00e9 du refus. Je te parle de regarder devant toi, ce sont ces danses macabres qui nous attendent.<br \/>\n-Silence. (la voix se fait plus forte)<br \/>\n-Oui, parle mon ange, parle aux murs si tu me d\u00e9testes toujours autant, mais parle. Le fr\u00e9missement de ton souffle entre chaque mot est un onguent sur mes plaies, parle miroir de mon existence !<br \/>\n-Silence. (la voix est si forte que l&rsquo;homme doit prot\u00e9ger ses tympans de ses deux mains)<br \/>\n-Hurle mon amie, hurle tant que tu peux, cette vie t&rsquo;appartient, ouvre un chemin sur hier, enfuis toi si tu le veux, la mort te rattraperas que tu le veuilles ou non. On peut raccourcir le chemin unique en coupant court \u00e0 certaines difficult\u00e9s mais on ne croise pas deux fois\u00a0 le m\u00eame pav\u00e9 sous le pied !<br \/>\n-(Silence)<\/p>\n<p>Reprendre la lecture \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9plique, autant de fois qu&rsquo;il le faudra. Aucune le\u00e7on n&rsquo;est donn\u00e9e. Aucun avis n&rsquo;est prononc\u00e9, ce n&rsquo;est que le r\u00e9cit d&rsquo;un voyage entre un miroir et son reflet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sc\u00e8ne : Derri\u00e8re un rideau de velours rouge, une chaise en bois ann\u00e9es 30, le dossier et l&rsquo;assise sont rehauss\u00e9 d&rsquo;un cuir noir tendu \u00e0 tout rompre, l&rsquo;odeur qui s&rsquo;en d\u00e9gage est \u00e2pre. Sur la chaise elle-m\u00eame, une femme nue, cheveux masquant habillement le visage et les seins, corps immobile, froid et diaphane. 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