Je n’ai pas la force de te mentir
et je t’aime trop pour cela
alors seulement je te le dis
avec des mots sans complaisance
que même dans le silence je t’ai cherché
même dans l’errance je te trouvais
une image de toi comme souvenir
à jamais je l’espère, gravé dans mon esprit
et tu trouveras, même dans ton refus le compromis
d’un errant désireux, et assouvi au pouvoir
d’une vivante bien aventureuse
existante pour une vie sans repentir.
Il est tard ce soir, j’ai l’estomac
encore retourné d’avoir aimé une musique
aux tonalités de la vie
j’ai la vie retournée d’avoir aimé un coeur
au rythme de la musique.
Vous étiez dans mon regard vide
comme le silence dans une phrase
présente et indéfinie
mais pourtant dans votre indéfinissable ignorance
de ce que je vivais
il me semblait impossible de perdre la moindre
idée.
Le coeur en mépris,
l’être endolori
je voyais en vous le miracle de la vie
étonnante réponse à la soudaine envie de mort
qui me saisissait en vous repensant
parce que trop souvent
j’ai châtié mon esprit en vous préférant absente.
Non,
si ce soir je prends la plume, qui se fait clavier
parce que l’encre n’imprime (pas encore) sur l’écran
c’est pour vous signifier mon amour
même si toute peine est perdue,
même si tout ceci se fait tard, trop tard
même si la lenteur est tout ce qui caractérise mon être
vois-tu mon ange,
je t’aime.
Chompi, ou tout autre pseudonyme.
A l’errance, et aux souvenirs
puissions nous vivre sans remord de nos actes.
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