Je ne vous connaissais pas
pour autant que je lisais
de temps à autre vos textes
j’étais dans un présent abstrait
vous vivez dans ma galaxie virtuelle
j’ai rarement observé de si près les étoiles.
Depuis que le ciel sur vous est tombé
un peu sur moi s’est répandu
vivant je n’en suis pas moins futur mort
tant qu’on sera là, nous autres
on pensera à vous, Madame.
L’espoir n’est rien sans une pensée sincère
et croyez moi madame, mon coeur gardera
l’empreinte de votre passage dans nos vies égarées
d’êtres humains fébriles et insatisfaits
masochistes ou polythéistes
nous sommes là et las de toute la misère
vos mots comme un remède à la banale
existence.
Merci madame,
où que vous alliez,
nous nous retrouverons là bas
tôt ou tard,
-il n’est jamais trop tard-
merci et à bientôt
ou à jamais
vous méritez bien autant que nous l’éternité
nous penserons à vous
je tâcherai de vous citer à ceux-là
qui ne vivent déjà qu’à moitié leur paisible
existence, futile essence.
A bientôt, madame
et si vous Le voyez,
dites lui bien « merde » de ma part
qu’il soit prévenu.
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