Je cherchais un titre choc
pour mon nouveau texte
un truc à la Bukowski
choquant et décalé
et j’ai pondu ça
sur les rythmes de nin :
« mon coeur est une purée d’abricot
moisie au fond du réfrigérateur »
J’ai trouvé ça si bon
que j’ai sorti une bière du frigo
et une autre, la première me semblant insuffisante
pour une si belle prouesse littéraire
et j’ai bu, j’ai bu l’amer
me suis photographié des heures entières
à la recherche d’une lueur de vie
mais rien
et je me dis
que je peux encore boire à ma santé
personne n’a plus aucun pouvoir sur ma volonté.
Volonté au placard
livré à la paresse
plus l’occasion de dire un mot
de faire un geste vers l’Autre
plutôt m’allonger ici et m’écouter crever.
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