Sans titre 05052005

Je suis le mal-être existenciel de l’huître :
dois-je continuer à avoir des liens d’amitié forts
avec la personne qui m’a plongé dans une très grave
dépression ?
Cela sous-entend, tolérer ses amourettes
ses amants, ses exs, son futur mioche
pour quoi ?
Un sourire, une embrassade
un baiser peut-être, une fois tous les six mois ?

OU

L’ivresse des profondeurs
la biture et tous les moyens de perdre humainement
la raison, d’oublier même à court terme
les coups d’un soir, les câlins malsains
les aventures trépidantes de ceux qui n’ont rien à perdre
le mal de crâne, les vomissures, la haine
les grognements sourds, l’haleine de rat crevé
la révolte contre le monde entier

OU

la recherche immodérée de l’amour
en raté de la dernière heure
à croire que tout le monde m’aime
et à faire confiance à tout le monde
à tout donner en espérant que ça m’ouvre un césame
et finalement à me retrouver chaque soir
à suer des larmes tout seul dans un placard à balais

OU

laisser entrer la folie
la vraie, la grande
et mourir.

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