Du sucre en poudre dans le cendrier.
Des lamentations sur les murs.
Les pinceaux souples de l’atelier.
Vous reprendrez bien un peu d’café.
– Une idée originale, c’est pour offrir ?
– J’connais un bon peintre dans le quartier.
– Les nus de nos jours c’est désué.
– Les femmes se dénudent-elles toujours ?
Un peu d’amiante dans l’escalier.
Une fable du temps qui s’est si vite écoulé.
Vous r’prendrez bien un peu d’café.
Les pinceaux sèchent au -dessus de l’évier.
– La belle peinture c’est démodé.
– As-tu vu l’affiche dans l’escalier ?
– Il paraît qu’il tient un atelier.
– S’il rôde encore dans la rue, j’irai le trouver.
Une toile au mur c’est pour offrir ?
Les fissures sont inquiétantes à vrai dire.
Il va falloir déménager.
La belle peinture est tellement démodée.
– Dépêche-toi, tu vas encore courir.
– Il a du talent, sûr on a déjà vu pire.
– Tu payes combien pour elle se dénuder ?
– J’ai toujours trouvé l’art contemporain à chier.
A l’usure, je pense que je l’aurai.
Qu’il le veuille ou non, la belle peinture c’est son métier.
Les pinceaux crèvent dans l’escalier.
Vous r’prendrez bien un peu d’café.
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