Tu as beau te casser la tête
dans des démarches casse-gueule
dévalant les escaliers du purgatoire
l’abîme est toujours plus bas
Travesti pour l’occasion
tu te rompts, te trompes toujours
et tout le temps que tu passes
à repasser les films de ta jeunesse
tu te dis « mais qu’est ce qui s’est passé ? »
qui suis-je devenu, j’ai raté un épisode.
Régulièrement tu ressurgis de l’ombre
un pan de mur d’escalade infranchi
une corde qui a cédé pendant le saut dans le vide.
Tu as beau l’admirer ta belle gueule dans le miroir
Elle n’en finit pas de se froisser dans le flux et reflux des alcools
qui ne cessent de s’introduire en toi plus qu’ils n’en sortent
Le signal d’alarme, mais tout le monde s’en fout
tu es tout seul dans le train, et les rails ne sont plus posées
là où tu roules, c’est un grand désert où chacun trace sa route
jusqu’à la prochaine oasis les muses les cieux les rires.
Il y avait bien ce corbeau qui me regardait de travers
cet autre soir de divagations noctambules
divines errances sereines mais aussi stériles
ce corbeau qui suivait mon pas hésitant, perplexe.
‘Qu’est-ce tu fais là gamin, t’as perdu ta mère ?’
Laisser un commentaire