WIP – WUM 2

Si je devais déterminer le fait le plus marquant de mon passage à PAF, je choisirais après une courte réflexion ces heures d’anthologie passées dans la cave à côté de la chaudière. Suivre le déplacement des automatismes, des pompes et des ressorts, la mise en route du brûleur et le va-et-vient de l’aiguille indiquant la pression de l’eau dans son écrin de verre et d’acier.

Ce matin au réveil, sur le coup de trois heures, arrivent les tant attendus berlinois, grands oubliés de la SNCF semble t-il. Ils ont franchi plusieurs frontières, traversé le Rhin, la Rhur et son horizon d’usines fumantes, ils ont dompté le métro parisien, et franchi des péages pour finalement se retrouver coincé dans l’enfer picard !
Tergnier, point de non-retour passé 18h00. Tergnier, tombeau des grands voyageurs. Tergnier, où tout s’arrête à jamais.

Bref, je ne sais pas qui a réalisé l’acte de bravoure d’aller les sortir de ce pétrin malgré la neige sur les routes, et je suis ravi que ce ne soit pas moi.

Le nouveau mode de fonctionnement de PAF est assez intéressant et plutôt culotté :
Atlanta m’explique durant le souper qu’elle est actuellement en charge de PAF. Je suis assez surpris. Je connais Atlanta depuis Sweet & Tender, en 2008. C’est une danseuse australienne qui n’a jamais manqué d’initiatives pour aider le groupe mais elle a ce désavantage évident pour ceux qui gèrent la structure de ne pas parler un mot de français.

J’essaie de comprendre. Le fonctionnement est basé sur un volontariat négocié entre les résidents et Jan. Celles et ceux qui réservent un certain temps à l’avance et pour une durée suffisante (un mois et plus) ont l’opportunité selon leur ancienneté dans les locaux de résider gratuitement en échange d’une disponibilité relative et permanente auprès des autres résidents.

Ce la se traduit essentiellement par l’accompagnement des nouveaux arrivants, la distribution des chambres, la gestion du linge, et des aliments de première nécessité. En revanche, chacun se doit d’arriver à PAF par ses propres moyens. Un partenariat avec la société de taxi locale que nous avions déjà envisagé à l’époque a fini par aboutir. C’est la sagesse qui a parlé..

Ainsi donc, comment fait Atlanta pour gérer la partie ‘communication avec l’extérieur’ ? Et bien elle ne le fait pas. Tout simplement. On espère qu’il reste en permanence un résident francophone dans la place, comme c’est le cas en ce moment pour assumer les fonctions extérieures.

Au deuxième jour sur place, je suis assez épaté par la rigueur générale à se tenir à ses obligations – bien que le mot ne soit pas adapté à la situation.

Je reviendrai là-dessus plus tard. Et j’ai constaté la présence de huit paons. L’invasion continue.

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