PAF SU2013 – 03

La connectivité, par le biais des moyens contemporains de communication, peut engendrer dans mon cas une forme d’irritabilité et de stress allant jusqu’à générer un refus de la connectivité. Je ne pense pas être le seul dans ce cas.

J’avais assuré mes collègues, partenaires professionnels et clients que je serais encore disponible par téléphone jusqu’à hier « au cas où » ; ça va, je pense qu’ils en ont tous bien profité. J’ai reçu de très mauvaises nouvelles hier d’un chantier qui se passe mal. Aussi me suis-je tout simplement refermé sur moi-même à peu près toute la journée.

N’ai pas participé à des discussions, à des présentations.

Je suis allé faire un tour en ville avec Hans Marten, directeur d’un magazine allemand qui lui aussi en avait gros sur la patate. Et pour se détendre, quoi de plus efficace qu’un tour au supermarché pour sélectionner une paire de bouteilles de rouge ? C’est curieux, c’est mon quatrième jour et je n’arrive pas tout à fait à profiter de la chance qui m’est donnée de respirer et d’apprécier la sérénité ambiante.

Enfin, si. De retour du supermarché avec nos courses, Yumiko me propose un thé maison. Alors dans ces moments là, on s’assoit et on prend tout le temps qu’on a, on le roule en boule et on le met à la poubelle. Le temps n’a aucune importance lorsqu’on boit un thé – dans une tasse mickey – avec Yumiko.

Même ce bon moment a une fin, bien sûr. Alors je suis remonté dans mon pigeonnier pour lire Karl Marx.

Après le souper (pâtes carbonara, salade verte et pamplemousse – glace vanille miel et sablé), j’ai rejoint le groupe qui organisait le visionnage d’un film de propagande allemand réalisé en 1940 et interdit à la diffusion notamment en France. Nous nous sommes ensuite interrogés sur la  contemporanéité perturbante de ce film, sur ce qu’il véhicule comme message (sur les banques, les banquiers, la richesse, les riches etc) par rapport à ce qu’on peut aujourd’hui retrouver sur les pancartes des manifestants un peu partout en Europe. C’était très intéressant de constater que finalement, nous ne sommes vraiment pas très loin aujourd’hui de l’idéologie fasciste du national-socialisme.

Ce n’est pas très joyeux tout ça, je le concède. Je pense cependant que le savoir est une arme plutôt efficace dans le traitement des maladies lourdes que sont la barbarie, la haine et la peur.

A demain !

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